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Campagnes contre le miel : vérités et réalités

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Depuis quelques mois, sur le net, quelques végans s’activent à décrédibiliser la filière de l’apiculture à tel point qu’on pourrait croire que l’apiculture est au moins aussi cruel que la filière de la viande. Il était temps de faire le point sur les réalités et vérités qui se cachent derrière ce genre de discours.

Pour rappel, les végétariens ne mangent pas de viande, tandis que les végan ne consomment aucun produit animal, excluant de fait le miel, les œufs mais aussi toute matière issue d’animaux, comme le cuir -ne parlons même pas de la fourrure.

Pourquoi le miel est-il décrié ? Certains auteurs n’ont que peu de connaissances sur le domaine et vont avancer des arguments biaisés ou carrément faux ; pouvant même faire penser à des mensonges et une manipulation se basant sur la méconnaissance du secteur pour tenter de convaincre des personnes ne s’y connaissant pas. Ceci dit, aucun de ces mensonges n’a été inventé : de toutes les pratiques dénoncées, toutes existent... Mais pas forcément en France. Ou ont existé. D’autres articles sont plus travaillés et méritent réponse.
Voici donc tout les arguments avancés, et leur réalité en France. Si certains arguments ont été omis, je vous invite à m’en faire part, j’y répondrais avec plaisir.

Une vision anthropomorphique des abeilles

Reine, ouvrières, mâle, couvain, larve sont des mots utilisés pour décrire l’essaim. Il est vrai que les mots utilisés sont trompeurs puisque la reine ne commande à personne, et que les ouvrières ne travaillent pour personne, si ce n’est pour l’ensemble de l’essaim. En fait, abeilles et fourmis sont des superorganismes, et de ce fait, la description d’organismes aussi complexes va bien au delà de tout nos systèmes existant ou ayant existé.
Alors, oui, la terminologie employée n’est pas vraiment pertinente car elle ne décrit que maladroitement l’essaim, mais comment peut-il en être autrement puisqu’on est loin d’avoir percé tout les mystères des abeilles ?

Les abeilles peuvent être gentilles ou méchantes selon leur race

Certains pensent y voir du racisme, mais ces personnes devraient s’interroger sur leur vision de la réalité : si une espèce est plus agressive qu’une autre, est-ce raciste de le dire ? Les abeilles noires sont connues pour être plus agressives que les buckfast, le summum des abeilles agressives étant les abeilles africaines (inexistantes en Europe). Et si vous en doutez, je vous invite à visiter des ruches des espèces concernées, vous y verrez rapidement une grande différence.
Néanmoins, même des races censées être douces peuvent être agressives et inversement, ce sont des généralités mais pas des vérités absolues. L’agressivité n’est d’ailleurs pas le seul critère de sélection : production, propolis, capacité à résister au froid sont aussi des traits spécifiques aux races d’abeilles.

Le pillage est le fait des apiculteurs

C’est souvent le cas, mais pas que. En fait, le phénomène de pillage survient lors de période de disette, c’est à dire quasi exclusivement à la fin de l’été, lorsque les ressources se font rares, et avant l’hiver, avant que les insectes ne meurent ou n’hivernent. A cette période, vu que les ressources sont rares, chaque ressource abondante attirera des centaines voir des milliers d’insectes une fois qu’ils auront localisé la source. Mais pour provoquer ce phénomène il faut une ressource somme toute importante, une goutte de miel sera très rapidement consommée par fourmis, abeilles et guêpes, et une fois la ressource épuisée, l’information circulant vite, ils n’y reviendront plus.
Du coup à ce moment si un cadre de miel est laissé, il y aura effectivement une véritable ruée vers le miel qui pourra provoquer bagarres voir, des comportements limite frénétiques, à ce moment si vous vous trouver sur la trajectoire d’une abeille, elle pourra bien vous piquer sans se poser plus de question.
Néanmoins ce phénomène est quasiment à 100% jamais voulue ni provoquée, elle résulte essentiellement d’erreur ou d’oubli d’un apiculteur essentiellement, mais cela peut très bien aussi arriver à n’importe qui, par exemple, si vous laissez tomber un pot de miel qui se brise, vous allez peut être le laisser tel quel, et provoquerez un pillage en règle.

Le pillage peut détruire une colonie

C’est vrai. Mais dans ce cas, c’est surtout l’essaim qui est "responsable" : trop faible, il ne peut contrer les intrusions, les abeilles voisines vont alors piller toute les réserves de l’essaim, le condamnant à mourir de faim ou de froid durant l’hiver. Ceci dit, la faiblesse de l’essaim peut être due à cause de l’apiculteur, de plus, il est possible d’éviter ce phénomène en réduisant les entrées, nécessitant une intervention. Dans tout les cas, l’apiculteur n’a aucun intérêt à voir un essaim mourir, il évitera donc au maximum de provoquer un pillage.

Une sélection de race "pure" est réalisée, de nombreuses reines sont inséminées artificiellement

C’est hélas en partie vrai. Pourquoi en partie ? Car cette technique nécessite des outils et une haute précision. Rappelons que les apiculteurs se composent à 90% d’amateur qui sont loin de maitriser ces techniques ni d’y voir un quelconque intérêt. Dans les 10% restant, il y a les apiculteurs professionnels, mais tous ne pratiquent pas l’insémination artificielle.
Concernant la mort du mâle : "le sperme est collecté à la microseringue en décapitant le mâle et en pressant son abdomen afin d’obtenir une éjaculation complète"
C’est vrai, mais il faut tout de même préciser que lors d’un accouplement naturel, le mâle insère son appareil reproducteur dans l’organe génital de la reine, et le "cède", arrachant toute une partie de son corps : il en meurt systématiquement. Quant aux mâles qui n’ont pas pu se reproduire, ils vont être chassés de la ruche à la fin de l’été : dans tout les cas, tout les mâles meurent avant l’hiver.

L’enfumage pour chasser les abeilles

On dit beaucoup de chose sur l’enfumage, beaucoup de choses fausses. La fumée ne chasse pas les abeilles, ni ne les tuent. En réalité, la fumée a deux fonctions essentielles :
a) leur faire croire à un possible incendie. Leur réaction sera de se gorger de miel ; ainsi, elles seront moins agressives et seront moins sur la défensive
b) réduire l’effet des phéromones. Comme les fourmis, les phéromones sont le principal mode de communication chez les abeilles. La fumée va réduire la portée de ces phéromones, réduisant donc leur agressivité.
Globalement, la fumée va donc réduire l’agressivité des abeilles, mais elle ne permet en aucun cas ni de maitriser les abeilles, ni d’effacer complètement leur agressivité. Un essaim agressif sera agressif malgré la fumée. La fumée est utilisée pour faciliter les manipulations des éléments, mais aussi pour éviter d’écraser trop d’abeilles, si les abeilles sont trop vives il sera difficile de toutes les éviter lors des manipulations des éléments.

Les apiculteurs écrasent forcément des abeilles

Malheureusement, ceci est une vérité, il n’est pas vraiment possible de prétendre le contraire. Même si l’on fait très attention, nous avons de nombreux angles morts, une abeille qui se mettra sous une planche à un endroit qu’on ne voit pas sera certainement écrasée, car non seulement on ne la verra pas, mais on ne la sentira pas forcément, du fait de son faible poids. C’est aussi l’une des raisons de l’utilisation de la fumée : si les abeilles ne sortent pas pour attaquer, le risque d’écrasement se réduit considérablement.
A noter que la combinaison et les gants entravent fortement notre perception des abeilles, sans gant, on peut sentir chaque abeille, avec, ce sera beaucoup plus difficile, mais plus risqué.

Les maladies sont propagées

Oui et non, une fois encore. Il est vrai que pour les gros ruchers, qui comportent des centaines de ruches, si une maladie s’y déclare, va rapidement avoir tout son cheptel infecté. Mais une fois encore, l’apiculteur n’a aucun intérêt d’en arriver la, et tout est fait pour limiter au maximum ces maladies et autres parasites.

Transhumance et conséquences

Il est vrai que les transhumances sont de plus en plus fréquentes, surtout en milieu professionnels à vrai dire, vu que la production est de moins en moins bonne.
Il est tout aussi vrai que les transhumances ne sont en rien une bonne chose pour les abeilles puisque allant à l’encontre de leurs mœurs de vie. Personnellement, je suis contre cette pratique mais on peut, dans une certaine mesure, l’excuser pour les professionnels qui vivent de cette profession.

Concurrence des abeilles

On peut souvent lire que les abeilles concurrencent d’autres espèces de pollinisateurs, notamment les abeilles solitaires. C’est faux. Les insectes ne visitent qu’un dixième des plantes existantes, les autres ne sont pas visités pour diverses raisons : pas assez riches en nectar, trompe pas assez longue. D’autres insectes s’occupent de ces plantes.
De plus, les abeilles ne sortent qu’à une température allant au dessus de 15° environ, et par beau temps : les bourdons par exemple sortent dès 8°, et peuvent sortir par temps de faible pluie.
Les abeilles ont un rayon d’action assez élevé (de 0 jusqu’à 10 km), mais ce rayon va rarement au delà de 3 km : au dessus, la rentabilité du voyage devient bien moins intéressant, les abeilles vont donc se concentrer essentiellement sur les ressources proches de leur essaim.
Après, il est clair que des centaines de ruches vont avoir un impact sur leur environnement au même titre que n’importe quelle production, mais les ruchers amateurs n’ont que peu de répercussions.

Les apiculteurs pompent tout le miel et le pollen des abeilles

Certainement L’affirmation la plus fausse qui soit ! Ou en tout cas, celle qui ne concerne qu’une toute petite part des apiculteurs français.
Déjà, il faudra me citer un apiculteur qui récolte miel et propolis : dans tout les cas, la production d’un essaim concerne une seule composante : miel, pollen, gelée royale ou cire, prélever tout ces éléments condamnerait l’essaim de façon certaine.
Le pollen n’est collecté que durant quelques jours voir heures sur un essaim, tant il est essentiel dans le développement des larves.
Pour le miel, seul le miel de la hausse est récolté, le reste est laissé aux abeilles. En fait, dans tout les cours d’apiculture que vous pourrez allez, on vous expliquera qu’il faut laisser, pour l’hiver, de 10 à 15 kg de miel, sachant qu’un cadre de corps rempli de miel contient 4 kilos de miel, il faudra donc 3 à 4 cadres remplis de miel... Sauf qu’avec le couvain, c’est rarement le cas, une partie du cadre sera occupée par le couvain, le reste par le miel : il faut donc plutôt compter 7-8 cadres de miel pour que l’essaim passe sereinement l’hiver, soit la quasi totalité du corps de la ruche qui contient de 10 à 12 cadres.
De plus, laisser un surplus n’est pas une perte pour l’apiculteur, puisqu’avec ce surplus, l’essaim démarrera plus rapidement au printemps.

Et le sirop ? Il est effectivement courant pour un apiculteur de donner du sirop aux abeilles, mais tout apiculteur sait pertinemment que le sirop n’a pas les qualités du miel : le sirop sert essentiellement à stimuler la ponte avant l’hiver, dans le but de faire passer l’hiver à l’essaim le plus sereinement possible.
Le sirop sert aussi lorsque les réserves sont vides : à ce moment, le sirop est un moyen de survie pour les abeilles.
L’argument de l’apiculteur qui vole tout le miel et le remplace par du sirop ne concerne qu’une partie infime d’apiculteurs, et il faudra me les présenter, je n’en connais aucun faisant une telle pratique. Mais ces apiculteurs sont effectivement à blâmer de par leurs pratiques.

Reines épuisées

La production de miel implique une population forte, et pour avoir une population forte, il faut une reine qui pond beaucoup. Sauf que cette ponte intensive l’épuise et réduit considérablement sa durée de vie : c’est vrai. Mais cela ne concerne que les reines d’élevage, notamment les buckfast, race qui a été crée dans ce but (et pour sa douceur), qui est la plus utilisée dans l’élevage, mais dont les amateurs ne renouvellent pas forcément la reine tout les ans comme peuvent le faire certains apiculteurs.

Changement forcé de la reine

Une jeune reine essaime moins et pond plus. Certains apiculteurs changent ainsi tout les ans de reine. C’est hélas vrai, mais, une fois encore, surtout pour les apiculteurs professionnels. Les amateurs n’ont pas pour impératif la production de miel, le miel est souvent un bonus pour eux, et non pas une fin en soi.
A noter tout de même : une vieille reine qui ne ponds plus assez sera éliminée par les abeilles.

Contrôle d’essaimage

L’enfer de la plupart des apiculteurs réside dans l’essaimage. Le changement annuel de la reine est un contre pouvant être pratiqué pour éviter l’essaimage même par les amateurs, mais cette mesure est limitée : même une reine d’un an peut essaimer.
Une autre technique est de couper les ailes de la reine, afin que, si elle essaime, elle tombe rapidement au sol, facilitant la récupération de l’essaim. Mais cette technique n’est pas souvent utilisée par les amateurs, pour deux raisons : de une, il faut avoir le matériel et le doigté (certains apiculteurs ne trouvent que rarement la reine) ; de deux parce qu’un essaim naturel va s’accrocher en hauteur, dans les branches en général : au sol, l’essaim est extrêmement vulnérable et si il n’est pas récupérer rapidement, il peut rapidement mourir dans son intégralité. Personnellement, je suis contre cette pratique et la déplore.
D’autres techniques existent : supprimer régulièrement toutes les cellules royales, diviser la ruche, augmenter le volume de la ruche, etc. Aucune de ces techniques n’est infaillible.

Pour mieux comprendre le phénomène, il faut bien comprendre que l’essaimage est la reproduction de la colonie : un essaim ne produit que très peu de reines : l’ancienne reine s’envole avec la moitié de la colonie, en général, une seule émergera et tuera les autres dans leur cocon : l’essaim sera ainsi divisé en deux et pas toutes les années.
L’apiculteur n’a que peu d’intérêt d’une telle pratique car il n’a pas forcément le matériel requis pour voir son cheptel doubler chaque année.
De plus, et il faut le préciser : l’essaimage ne garantit en aucun cas ni l’essaim qui s’est envolé, ni celui qui est resté. Si les conditions climatiques ne sont pas bonnes, les deux entités disparaitront alors que si l’essaim initial était resté, il aurait pu survivre. Car lors de l’essaimage, toute récolte - et donc, toute réserve- est bloquée, de même que le renouvellement de la population.

Il est donc vrai que le contrôle de l’essaimage va à l’encontre de l’intérêt des abeilles qui tentent de se reproduire comme n’importe quel être vivant, mais cette volonté de contrôle va aussi, en partie, dans leur intérêt : l’apiculteur limitant ses essaims afin d’assurer le meilleur soin pour eux.

Gelée royale

Je suis contre cette pratique puisqu’elle prélève l’intégralité de la gelée royale destinée aux futures reines. La production de gelée royale est uniquement basée là dessus, plusieurs reines sont élevées "à la chaine", transformant l’essaim en "vache à gelée royale". La production de gelée royale ne permet pas d’avoir du miel ou du pollen à côté, mais elle rend l’apiculteur indispensable pour la survie de l’essaim.
Mais la encore, cette pratique ne concerne que quelques professionnels sur quelques essaims. Si vous êtes contre cette pratique, n’en achetez pas.

Cire

La cire est fabriquée naturellement par les abeilles pour agrandir leur ruche. Seule la nouvelle cire, celle qui n’a pas été utilisée, est prise. La production de cire épuise la colonie, mais il faut noter qu’elle est de toutes façons très limitée dans le temps : les abeilles ne font de cire que si la récolte et le temps le permette.
A noter cependant : la plupart des cadres qu’on donne aux abeilles est gaufrée : c’est à dire qu’un plateau de cire est à leur disposition, leur permettant d’économiser de la cire, il leur suffit de l’étirer pour avoir leurs alvéoles. Certes, cela fait aussi gagner du temps à l’apiculteur, mais c’est quand même une économie d’énergie non négligeable.

Propolis

La propolis est une sorte de colle utilisée uniquement pour combler les petits trous. Certains essaims ne vont donc en utiliser que très peu ; la récolte de propolis n’a aucune conséquence pour l’essaim si ce n’est une perte d’énergie que l’apiculteur compensera dans tout les cas afin que son essaim reste vivant.

Colonie détruite après récolte

En Europe, c’est interdit ; cette pratique existait à l’époque ou l’apiculture n’existait pas, elle est encore pratiquée par quelques personnes de quelques rares pays, mais du fait de sa rentabilité très limitée (une seule année et avec une production très aléatoire selon l’année), cette pratique décline fortement et est heureusement en voie de disparition.

Les alternatives

L’argument phare, c’est bien celui-ci. Un argument phare mais, pour des gens soucieux de leur impact sur l’environnement, bien étrange... Les sirops issus de plantes proviennent quasi exclusivement de plantes et d’arbres ne poussant ni en France, ni en Europe : pour obtenir leur sirop, il faut les importer, nécessitant des transport de type aérien... De plus, le sirop d’agave est réalisé par l’industrie agro-alimentaire ! Bonjour la logique.

Miel de mauvaise qualité

Le miel est issu de l’environnement. Les articles indiquant des miel aux particules de plastique ne font que révéler un problème beaucoup plus global, c’est à dire, la pollution généralisée.
Les abeilles tirent leur miel du nectar des fleurs, si celles-ci sont polluées, le miel le sera aussi en partie. Pourquoi en partie ? Car les abeilles échangent le nectar plusieurs dizaines voir centaines de fois, lui donnant des enzymes particulières qui le transformeront en miel, et limitant la pollution. La limitant mais ne l’excluant pas totalement : il y a aussi des pesticides dans le miel... Mais si vous vous en inquiétez, vous imaginez bien que ça ne concerne pas que le miel mais absolument tout nos aliments !

Miel de supermarché

Beaucoup déplorent la qualité du miel de supermarché. Le souci, c’est que bien souvent, il provient d’importations, notamment de Chine ! Et ce miel est rarement de bonne qualité, souvent mélangé avec d’autres substances. Et malheureusement, l’étiquetage étant loin d’être transparente, il faudra bien sélectionner vos miels pour être certain d’acheter local. Le plus simple reste d’investir dans les apiculteurs amateurs qui seront ravis de vous vendre leur miel, ou d’aller voir du côté d’un syndicat apicole proche pour vous approvisionner en étant certain d’avoir affaire à du miel issu de chez vous.
La contrainte ? Le prix, bien sûr, qui peut d’ailleurs être un bon indicateur. Un pot de miel de 500 g à moins de 5€ a peu de chance de venir d’ici.

D’autres questions ?

Si vous doutez encore du miel, si vous avez d’autres questions sur ses qualités, si vous pensez encore que c’est de la pure exploitation animale, n’hésitez pas à débattre.

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Date de rédaction : 6 octobre 2014
Dernière modification : 7 février 2015

Meilleur commentaire

  • Visiteur
    @ :)

    15 octobre 2014, 13:20

    2 votes

    Bravo Olivier pour cet article, tu restes objectifs en dépit des passions qui déchaines les arguments adverses, ce n’est pas une mince affaire !
    J’ai cessé de vouloir discuter sur ce sujet, je pense que la nutrition est comme la religion et la politiques, on peut difficilement en parler sereinement tant il y a d’informations contradictoires, du bon et du mauvais, de l’info et de l’intox et des argumentaires des plus incroyables !
    J’ai tellement été submergé de critiques (bonnes parfois, mauvaises aussi... agressives et menaçantes parfois !) après avoir écrit mon propre article que j’en viens à considérer certains mouvements "nutritionnistes" comme franchement sectaires ou violents.
    En tous cas en ce qui concerne la nutrition, comme pour la cause animal, l’émotion l’emporte toujours sur la raison, d’où la difficulté à discuter.

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Commentaires

  • Visiteur
    @ :)

    15 octobre 2014, 13:20

    2 votes

    Bravo Olivier pour cet article, tu restes objectifs en dépit des passions qui déchaines les arguments adverses, ce n’est pas une mince affaire !
    J’ai cessé de vouloir discuter sur ce sujet, je pense que la nutrition est comme la religion et la politiques, on peut difficilement en parler sereinement tant il y a d’informations contradictoires, du bon et du mauvais, de l’info et de l’intox et des argumentaires des plus incroyables !
    J’ai tellement été submergé de critiques (bonnes parfois, mauvaises aussi... agressives et menaçantes parfois !) après avoir écrit mon propre article que j’en viens à considérer certains mouvements "nutritionnistes" comme franchement sectaires ou violents.
    En tous cas en ce qui concerne la nutrition, comme pour la cause animal, l’émotion l’emporte toujours sur la raison, d’où la difficulté à discuter.

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  • Webmestre
    www @ :)

    8 mars 2015, 20:22

    J’ai tâché de rester objectif ayant quelques connaissances sur l’apiculture. Autant je respecte les choix de chacun, autant je suis le premier à les critiquer si ils sont basés sur des mensonges, et dans le cas du miel, c’est hélas trop souvent le cas.

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  • Rédacteur
    @ :)

    7 mai 2016, 01:11

    Bonjour,
    Votre article a le mérite de rétablir certaines vérités mais il contient aussi quelques contres- vérités :

    CIRE La cire récoltée n’est pas la cire inutilisée ; elle a deux origines :
    - les opercules des cellules où le miel est récolté
    - les rayons réformés (ce qui permet d’aider les abeilles à l’hygienne de la ruche)
    (donc, contrairement à ce que vous dites, la production de cire va de paire avec celle du miel)
    A noter également que la production de cire, si comme vous l’indiquer varie en fonction des périodes de l’année, c’est également un besoin physiologique pour les abeilles à un stade (age) donné. Aussi si dans le nid, il n’y a plus de place pour construire de nouveaux rayons, elles l’utilisent mal à propos. Mais celle-ci est peu récupérable.

    Agressivité Je trouve dommage que dans un article voulant rétablir les vérités vous reprenez cet abus de langage car rares sont les abeilles, colonies, souches ou races agressives au sens propre du mot (avez- vous déjà été "attaqué" loin d’une ruche ?) par contre certaines ont un comportement défensif supérieur à d’autres.
    RACE ET AGRESSIVITE Halte aux idées recues "Les abeilles noires sont connues pour être plus agressives que les buckfast" L’abeille noire peuple la majorité de l’Europe et une partie de l’Asie, elle est donc constituée de tas d’écotypes aux carractères très différents et certains écotypes sont très doux. Notons également que l"agressivité" des noires s’est révèlé d’une part à partir du moment où elles ont été hybridées par d’autres races importées (effet d’hétérosis) et d’autre part par des comparaisons erronées entre des souches de races étrangères sélectionnées et de la noire tout venant et comme je l’ai déjà dit, souvent abatardie.
    Si l’on veut comparer les races, il faut comparer ce qui est comparable : 2 souches selectionnées ou 2 souches "sauvages"
    Personnelement, il y a une quarantaine d’année, j’avais réussi une sélection de noire sur l’écotype local hyper douce, productive, hivernant bien et à reine à longue longévité et peu essaimeuse mais coincé entre des transhumants de TH, des apprentis sorciers qui se montaient des "collections" de races et surtout la proximité (10km) d’un importateur officiel de cette saloperie de buckfast qui inondait le marché local en plus de son cheptel, j’ai abandonné.
    "le summum des abeilles agressives étant les abeilles africaines"
    Je suppose que vous voulez parler des abeilles africanisées en Amérique, là aussi les idées reçues vont bon train et me fiant à des collègues qui les ont "travaillé" je pense qu’entre la réalité et les propos véhiculés, la mer est grande.
    TRANSHUMANCE C’est indéniable que la transhumance est un vecteur de propagation de maladie (dans les grosses exploitations qui jouent sur la masse, les colonies ne sont pas toujours très contolées) mais plus grave encore, c’est un facteur de pollution génétique des écotypes locaux adaptés à leurs régions et de perte de biodiversité.
    INSEMINATION ARTIFICIELLE C’est vrai que l’IA est utilisée pour la production en races pures, mais c’est anecdotique ; elle est surtout utilisée pour la production d’hybride et en particulier les grand-méres de TH.

    PROPOLIS Effectivement, elle sert à boucher les trous, mais également protéger et isoler contre les micro-organismes (par ex : parois de la ruche contre les moississures, momification de cadavres de lézards....) Sa production par les abeilles est indépendante de celle du miel (ce ne sont pas les mêmes abeilles ; et en plus elle se fait souvent en période creuse de miellée) et la récolte des deux n’est pas antagoniste.
    La production de propolis est un des critère où l’effet race est très prenoncé.

    PESTICIDE C’est vrai que des traces de pesticides peuvent se retrouver dans le miel mais en général l’abeille étant très sensible au pesticide, une abeille "intoxiquée " meurt avant d’avoir déposée sa cargaison. Le risque est beaucoup plus grand avec le pollen qui au destockage peut intoxiquer toute la colonie.

    PRIX "Le prix, bien sûr, qui peut d’ailleurs être un bon indicateur. Un pot de miel de 500 g à moins de 5€ a peu de chance de venir d’ici." C’est où ici ? Tout le monde n’est pas parisien.

    GELEE ROYALEOn peut toujours discuter de la cruautée du délarvage ; mais le problème c’est surtout qu’il n’y a que très peu de véritables producteurs en France, la pluspart estampillés comme tel (et malheureusement surtout les petits, les amateurs), ne font en fait que reconditionner et étiqueter de la GR importée de Chine aux qualités et compositions........

    POLLEN Sans doute la production apicole la plus cruelle envers les abeilles qui pour beaucoup laissent soit une aile, soit une patte dans les trappes.

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  • Webmestre
    www @ :)

    7 mai 2016, 11:33

    Merci pour ces précisions qui sont toutes exactes.
    Pour le pollen, n’ayant jamais vu cette récolte, je ne savais pas.
    Pour les races, vous avez entièrement raison, "l’agressivité" est un abus de langage ; par contre, je pense que cet abus est nécessaire car les abeilles dites agressives défendent leurs nids et leurs abords, c’est à dire que même si vous n’ouvrez pas la ruche, vous risquez de vous faire piquer.
    Sinon, je ne suis pas parisien, mais à ce que j’ai vu les prix sont à peu près identiques partout en France : il faut comptez de 7 à 12€ en moyenne, selon les années et le type de miel pour un pot de 500 grammes ; en dessous, le risque que ce soit du mélange de miel ou du miel importé ("ici", je voulais dire "en France") est grand.

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