Lelision

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Anti-loup, anti-ours, anti-phoques, anti-guêpes...

L’humanité n’a jamais vraiment aimé la nature. Les choses n’ont guère évolué depuis.

Rares sont celles et ceux qui aiment vraiment la nature. Je ne parle pas des bobos écolos qui disent aimer la nature alors qu’ils vivent dans des villes dénuées de toute vie animale ou végétale, si ce n’est les rares parcs et parterres soigneusement entretenus par la main de l’homme. Je parle de la vraie nature, celle non entretenue, couramment désignée comme "sauvage". Exit donc aussi les gens de campagne qui disent aimer la nature mais à grands coups de pelleteuses, débroussailleuses, tondeuses et autres biocides. Si on enlève toutes ces personnes, au final, il y a bien peu de personnes qui aiment la nature. Trop peu ! Leurs voix, qui plus est, n’est que rarement médiatisées, quant elles ne sont pas diabolisées. Par contre, à l’opposé, les gens qui n’aiment pas la nature et le clament haut et fort, il y en a légion. On les appelle "anti". Anti-loups, anti-phoques, anti-guêpes... Les antis sont partout, et ils le font savoir ! Non seulement médiatiquement, mais aussi et surtout sur le terrain ! Les derniers en date : les anti-ours, qui n’en ont fait qu’à leur guise une fois de plus, n’hésitant pas à menacer de mort les agents de l’ONFS et à tirer en l’air. Les anti-loups ont eux aussi fait la une de l’actualité dernièrement, en tuant... 3 louveteaux. Et après, ils s’étonnent qu’on parle de mentalité de Moyen âge ? Nos méthodes n’ont pas évolué, on se contente de tuer pour "gérer", ou plutôt, faire disparaitre la concurrence. Imaginez n’importe quelle entreprise qui éliminera ses concurrents. Inconcevable, n’est-ce pas ? Mis à part les mafias et autres organisations terroristes, non légitimes. Pourtant, c’est bien ce que font ces éleveurs. Et ne dites pas qu’ils sont à bout à cause des grands prédateurs. C’est faux. Ils ont de nombreux autres problèmes, les grands prédateurs n’ont qu’une infime incidence sur l’élevage, qui plus est, la protection est subventionnée et les dégâts indemnisés. Et si les protections ne sont pas efficaces, ne faudrait-il pas revoir nos méthodes d’élevages ? Est-ce si logique de laisser sans surveillance des milliers d’animaux durant plusieurs mois ?

Mais ce sont essentiellement par l’intermédiaire des anti que pâtissent la population des espèces ciblées. Gueulant plus fort que les autres, ils sont (trop) souvent écoutés par les politiques qui vont les brosser dans le sens du poil. Non seulement parce qu’ils crient plus fort que les autres, mais aussi et surtout, parce que bien souvent, il n’y a pas d’opposition. La majorité d’entre nous vont, au mieux, s’offusquer que telle ou telle décision soit prise, mais ils ne feront rien derrière. Parce qu’ils n’aiment pas la nature. Pourtant, de nos jours, il n’y a aucune excuse, nous avons de nombreux moyens de communications que peu de gens utilisent pourtant : courrier, mail, article, blog, adhérer à une association, ou tout simplement aller voir la personne ou le groupe et lui dire ce que vous en pensez. Mais si seul les anti le font, forcément, les décisionnaires vont aller dans leur sens. Croire que vous n’avez aucun pouvoir, c’est comme si vous baissiez les bras avant même que le thème ne soit annoncé. Vous abandonnez le terrain et vous légitimer le fait que, finalement, vous n’aimez pas la nature. Parce que aimer, c’est, forcément, protéger, au moins à son niveau. A quand des pro-nature qu’on écoute ?

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Date de rédaction : 26 août 2017

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