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Comment contrer la phobie des guêpes

Vous avez la phobie des guêpes, frelons ou même bourdons et abeilles ? Voici comment j’ai supprimé cette peur, une méthode pour contrer cette phobie ou en tout cas la maitriser.

Un vrombissement et vous voila à genoux, les mains sur la tête, en situation de panique absolue ? Vous êtes nombreux dans ce cas et, à vrai dire, je l’étais aussi.

A mon niveau, plutôt que de la phobie, parlons de peur : je n’ai jamais eu une peur absolue des guêpes, mais je les craignais énormément et c’est en me voyant gesticuler et fuir après le passage d’une guêpe près de moi que je me suis décidé à combattre cette phobie qui fait plus office de lubie que de peur raisonnable : les guêpes peuvent certes piquer, mais, à moins d’être allergique et de ne pas réagir assez rapidement, elles ne peuvent pas nous tuer.

Alors, qu’ai-je fais ? Je me suis décidé à maitriser cette peur, en la combattant de front : je me suis décidé dans un premier temps à faire de l’élevage de guêpes. Sauf que la pratique n’existe pas, puisque les guêpes ne produisent pas de réserves. Alors je me suis tourné vers l’apiculture, et même si les abeilles ne sont pas des guêpes, cette confrontation avec des milliers d’abeilles fut enrichissante et me permis déjà de bien mieux maitriser ma peur des guêpes. Ceci grâce à la protection de la vareuse qui rend les abeilles "inoffensives", mais aussi par le fait de réaliser, en évoluant à proximité de leurs nids, qu’elles ne nous agressent que dans des rares cas de figures, toujours par défense et jamais pour le seul but de nous agresser.

Cette première expérience est donc une excellente idée pour désamorcer la peur des insectes piqueurs, car bien souvent, par extension, si l’on a peur des guêpes, on craindra tout autant les frelons, abeilles et taons, qui peuvent aussi nous piquer.
Mais comme indiqué précédemment, abeille et guêpe ne sont pas identiques, et ce sont bien les guêpes qui viendront vous rendre visite en été, lorsque vous mangez, et non pas les abeilles qui se contentent de butiner les fleurs.

Pour en finir avec ma peur, je me suis décidé à l’éradiquer définitivement par deux façons : l’apprentissage et la confrontation. En effet, jusqu’à longtemps, au final, je ne savais rien de la biologie des guêpes, et c’est ainsi qu’avec une prise d’informations sur quelques sites sur les frelons puis sur les guêpes, j’en appris énormément sur leur vie fascinante, ou l’on apprends les difficultés pour les guêpes de survivre, et ou on réalisera que la plupart des nids seront avortés, ne laissant qu’une poignée de nids vaillants en été.
Pour la confrontation, motivé par mon premier contact avec les abeilles, je me décida à découvrir leurs nids, par chance dans mon grenier il y en a souvent, mais attention, pas n’importe comment : pas question de prendre de risques.

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J’inspectai donc les combles et trouva rapidement des nids vides, puis quelques nids de l’année, avec de nombreuses occupantes, qui s’avèreront être des polistes, pas très agressives, mais méfiance tout de même : pas question de m’approcher trop près du nid, et dans tout les cas, être toujours vigilant à leurs réactions et faire attention à leur passage d’envol.
En passant, si vous repérez un nid, tenter avant tout d’identifier ses occupantes pour savoir leur niveau d’agressivité : certaines espèces sont plus pointilleuses que d’autres et ne vous laisseront pas approcher d’aussi près.

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Dans ces deux images on peut voir qu’une des guêpes m’a repéré : mieux vaut ne pas plus s’approcher

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A ce niveau, le but n’est absolument pas de les toucher ou de mettre son nez dans le nid, simplement, d’observer et de réaliser qu’elles ne viendront jamais nous attaquer sans raison. En fait, elles n’ont aucun intérêt à nous attaquer, sauf si l’on vient déranger leur nid, d’où l’intérêt de garder une bonne distance.

En dehors du nid, la aussi, pas d’inquiétude à avoir : les guêpes vous ignorent, le seul risque se trouve lorsque vous allez les agresser par des gestes brusques : il ne faut jamais gesticuler à proximité d’un insecte piqueur, c’est facile à dire mais surtout, quand on a le bon état d’esprit, c’est tout aussi facile à faire ! Certes, lors des repas en été, se faire importuner par une guêpe qui tourne autour du repas n’est pas agréable, dans ce cas, une solution très simple : mettre sous cloche tout les aliments.

Une autre méthode sans danger pour les approcher, c’est de sauver des guêpes : si vous avez une piscine ou un point d’eau et que vous y découvrez un insecte, une guêpe ou un bourdon se noyant, allez le sauver : zéro chance qu’il vous pique, vous aurez ainsi tout le loisir de l’observer se chauffer, récupérer puis s’envoler.

En réalité, guêpes, abeilles, bourdons et frelons ne vous piquent généralement que dans deux cas : le plus fréquent, c’est lorsque vous les coincez par inadvertance : là, par réflexe, ils sortent le dard. Pour éviter cela, simplement, faites attention ou vous marchez et à vos gestes. Le second cas, c’est lorsque vous déranger le nid : pour contourner le problème, sachez les repérer : une fois que vous savez ou ils sont, agissez en conséquence, et si le nid se trouve à un endroit gênant, plutôt que le détruire, sachez d’abord considérez les solutions alternatives et sachez posez des questions avant d’agir en détruisant systématiquement.

Et si vous avez la phobie des araignées, je vous conseille d’aller voir cet article : comme quoi, les plus fervents défenseurs n’ont pas forcément un amour inné pour ces animaux mais ont appris à les connaître... Et à les apprécier. Un autre exemple avec une personne allergique aux abeilles... Un apiculteur. Sachez vous aussi évoluer.

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Date de rédaction : 8 mars 2015

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