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Les lumières de nuit : vaste blague

Souvenez vous, c’était il n’y a même pas un an : le 1er juillet 2013, la loi s’appliquait : il était désormais interdit de laisser allumer les lumières la nuit pour les commerces.

Bilan ? Une blague, une fumisterie. Tout le monde avait applaudi la mesure qui allait dans le sens du développement durable -peut être la seule mesure dans ce sens, d’ailleurs, mais au final, ce n’était qu’une loi fantôme, dont les effets sont aussi efficaces que brasser de l’air... La preuve ? Faites un tour dans n’importe quelle zone commerciale ou industrielle, et admirez. Quelques rares enseignes seront toutes lumières éteintes, mais pour la grande majorité, rien n’a changé : un festival de lumière aveuglante et inutile, en toute impunité.
En même temps, pourquoi faire semblant ? A ma connaissance, depuis l’adoption de cette loi, aucune amende n’a été faite pour punir, je me demande même si il y a des contrôles sur ce point...

Le but n’est pas forcément de faire une répression similaire à celle subit sur les routes -encore que, on aura toutes et tous oubliés une fois ou l’autre d’éteindre la lumière, cela ne devrait pas être verbalisé systématiquement.
Seulement, au bout de 2, 3 passages, si les lumières sont toujours allumées, un rappel à la loi devrait se faire, et si les lumières continuent d’être laissées allumées, une amende par jour, jusqu’à ce que ça devienne une habitude.
Cette mesure n’a aucunement pour but de ruiner ou d’embêter les commerçants, bien au contraire ! Il est étonnant de voir autant d’enseignes laisser allumées les lumières toutes les nuits alors que ça leur engendre un surcoût souvent énorme, les lumières étant souvent des gros spots qui consomment énormément d’électricité.
Leur infliger des amendes pour les inciter à éteindre les lumières, c’est les punir pour arrêter qu’ils se punissent eux-mêmes. Car le montant d’une amende est ridicule par rapport à l’argent jeté par les fenêtres en laissant les lumières allumées.

On me rétorquera que vu que c’est eux qu’ils payent, ils font ce qu’ils veulent, s’ils veulent dépenser de l’argent, c’est très bien pour l’économie... Vous n’y êtes pas du tout. Certes, ça va profiter à EDF, aux vendeurs et aux fabricants de lumières, mais pour quel prix ? La ruine lente et régulière des commerçants. Un magasin de lumières pour combien d’autres magasins ? Cette théorie ne tient pas debout. Et évidemment, la plus grande perdante dans l’affaire, c’est la nature, comme toujours. Car faune et flore sont perturbés par ces lumières, que ce soient les animaux diurnes qui auront du mal à dormir la nuit, les plantes qui subiront un micro climat, ou pire encore, les espèces nocturnes qui seront grandement perturbés dans leurs activités la nuit durant, il n y a qu’à voir le nombre d’insectes mourant autour d’une seule ampoule.
Alors, il me parait indispensable de passer à la vitesse supérieure, c’est à dire, l’application de la loi ; faire des lois c’est bien, mais si on ne les applique pas, elles ne servent à rien.

Et pour ce faire, vous aussi êtes conviés. Comment ? Très simplement. Je pourrais vous demander de faire comme le clan du néon et d’aller éteindre les spots laissés allumés la nuit durant, mais je doute que beaucoup d’entre vous irait, faute de temps et/ou de motivation.
D’autant plus que même si cette mesure est intéressante, c’est une mesure sans fin : il faut recommencer toutes les nuits.
Vous pourriez aussi prévenir l’État via la gendarmerie, la police ou la marie, mais je doute qu’ils interviennent...
Vous pourriez aussi aller demander aux commerçants d’éteindre les lumières, mais je doute qu’ils vous écoutent.

Non, il existe un moyen simple pour que la loi soit respectée : faire peur. Comment ? En utilisant la loi, tout simplement. Rédiger donc un papier à l’air officiel dans la boite aux lettres des entreprises concernées, la majorité n’y verront que du feu. Pas besoin de timbre, posté directement la lettre dans la boite aux lettres, il vous suffit d’une feuille et d’une enveloppe, ce qui ne coûte pas bien cher. Voici un exemple type :

« Madame, Monsieur,

Nos patrouilles de police nous ont signalé à plusieurs reprises la présence de lumières sur votre enseigne la nuit durant.
Or, comme vous le savez, l’article L583-1 du Code de l’environnement issu de la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 prévoit que pour prévenir ou limiter les dangers ou troubles excessifs aux personnes et à l’environnement causés par les émissions de lumière artificielle et limiter les consommations d’énergie, des prescriptions peuvent être imposées, pour réduire ces émissions, aux exploitants ou utilisateurs de certaines installations lumineuses.

Pour rappel, les éclairages intérieurs de locaux à usage professionnel doivent être éteints une heure après la fin de l’occupation et pour les illuminations des façades des bâtiments, au plus tard à 1 heure du matin.

Cette lettre fait office de rappel à la loi, mais si vous continuer à laisser allumer les lumières en dehors des limites, vous vous exposeriez à des contraventions.

Je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus distingués. »

La voici en format Word, à télécharger.

La peur du gendarme fera le reste, et même si quelques uns se méfieront, la majorité obtempéreront certainement. Et si certains iront à la gendarmerie pour demander confirmation, même s’ils n’auront pas la confirmation, le rappel à la loi leur sera fait dans les règles, et sans vous inquiétez : veillez à ne pas mettre votre adresse sur l’enveloppe :)

Deux études pour appuyer cet article, l’un sur le net, l’autre en pdf..

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Date de rédaction : 22 février 2014
Dernière modification : 13 avril 2014

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